CharpenteÉlément du toit
Charpente traditionnelle
Une charpente traditionnelle est faite de bois massif de forte section : des fermes espacées portent des pannes, qui portent des chevrons.…
CharpenteÉlément du toit
La charpente bois est l’ossature qui porte la couverture d’une maison. Fermes, pannes, chevrons : nous décrivons ses pièces, ses grandes familles et les signes qui doivent vous faire appeler un charpentier.
Rédigé par Gaspard Lhermite · relu par Clémence Aubriot · mis à jour le

Réponse courte
Une charpente bois est l’assemblage de pièces de bois qui porte la couverture et transmet son poids aux murs. On distingue la charpente traditionnelle (fermes, pannes et chevrons en bois massif), la charpente industrialisée en fermettes et la charpente à chevrons porteurs. Le charpentier la conçoit, la pose et la contrôle.
Une charpente est un assemblage de pièces qui ont chacune un rôle. Le vocabulaire du charpentier peut sembler opaque ; il devient clair quand on suit le chemin des charges, de la couverture jusqu’aux murs.
Une ferme classique se compose de deux arbalétriers, les pièces obliques qui suivent les versants, d’un entrait, la poutre horizontale qui relie leurs pieds et les empêche de s’écarter, et souvent d’un poinçon, la pièce verticale qui relie l’entrait au faîtage. Le guide technique de la charpente industrialisée du CODIFAB donne ces définitions dans son lexique.
Le Comité national pour le développement du bois (CNDB) décrit plusieurs systèmes. Trois concernent la plupart des maisons.
La charpente traditionnelle en bois est faite de bois massif de forte section, assemblé par embrèvements, tenons et mortaises ou boulons. Les fermes sont espacées et portent des pannes, qui portent des chevrons. Chaque ferme reporte une charge concentrée sur les murs.
La charpente en fermettes industrialisées est faite de fermes légères, en bois de faible section, assemblées en usine par des connecteurs métalliques. Rapprochées les unes des autres, elles reçoivent directement la couverture et se passent de pannes et de chevrons.
La charpente à chevrons porteurs repose sur des chevrons de grand élancement, assemblés par clouage sur des pannes faîtière et sablière. Le CNDB la décrit comme une charpente légère, à portée limitée, qui se prête bien à une isolation épaisse.
Pour les grandes portées, on rencontre aussi des poutres en bois lamellé-collé, faites de lamelles collées entre elles.
Le CNDB indique que les fermes et pannes traditionnelles sont le plus souvent en résineux : épicéa, sapin, douglas, pin maritime, pin sylvestre. Les fermettes utilisent surtout l’épicéa et le sapin, en bois de structure classé ; le CODIFAB cite la classe de résistance C24. Sur les maisons anciennes, le chêne est fréquent.
Une charpente vit longtemps quand elle reste sèche et ventilée. Le CNDB l’écrit ainsi : abritées et ventilées, les fermes ne présentent pas d’autres risques biologiques que ceux liés aux insectes. Il signale deux zones plus fragiles, que l’on oublie souvent :
La question des insectes à larves xylophages et des traitements préventifs ou curatifs est traitée dans notre page sur le traitement d’une charpente.
L’AQC, dans sa fiche d’entretien des couvertures, conseille à l’usager d’examiner la sous-face de la couverture depuis des combles accessibles : c’est là que se lisent les infiltrations, même mineures. Une visite par an, après l’hiver ou après une tempête, suffit à repérer les signes listés plus bas.
Cette visite a ses propres dangers. Dans des combles perdus, le plafond fixé sous les entraits ne porte pas le poids d’une personne : on ne circule que sur un platelage prévu à cet effet, avec un éclairage suffisant. L’INRS cite la charpente parmi les situations de chute de hauteur. Si l’accès est difficile, laissez la visite au charpentier ou au couvreur.
Aménager des combles, ouvrir une trémie pour un escalier ou une fenêtre de toit, poser une couverture plus lourde : chaque projet change les efforts dans la charpente. Pour les fermettes, le CODIFAB ne laisse aucune marge : une charpente industrialisée ne doit en aucun cas être modifiée sans une étude adaptée réalisée par un professionnel. La même prudence vaut pour une charpente traditionnelle, où couper un entrait ou une contre-fiche peut faire pousser les murs.
Quand passer la main
Pour tout doute sur la tenue d’une charpente, adressez-vous à un charpentier : il évalue l’état des pièces, des assemblages et des appuis. Pour un projet qui modifie la charpente (combles aménagés, trémie, couverture plus lourde), une étude par un bureau d’études ou par le charpentier est indispensable. Pour une suspicion d’insectes, le charpentier ou une entreprise de traitement interviennent ; pour une infiltration, le couvreur.
Nous avons lu la page du Comité national pour le développement du bois sur les types de charpentes (CNDB, charpentes bois), lue le 12/10/2026 ; le guide technique « La charpente industrialisée en bois » du CODIFAB, édition 2024 (CODIFAB, guide technique), lu le 12/10/2026, pour le lexique et la règle de non-modification ; la fiche d’entretien « Les couvertures » de l’AQC (AQC, fiche G.09), lue le 12/10/2026 ; et la page de l’INRS sur les chutes de hauteur (INRS), lue le 12/10/2026.
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