EntretienEntretien
Hydrofuge de toiture
Un hydrofuge de toiture s’applique sur un matériau poreux, tuile en terre cuite ou en béton par exemple, propre, sec et sans…
EntretienEntretien
Peindre un toit change sa couleur et protège la surface de certains matériaux, mais ne répare pas une couverture qui fuit. La préparation compte plus que la peinture, et l’ensemble se fait sur le toit, donc par un professionnel.
Rédigé par Gaspard Lhermite · relu par Clémence Aubriot · mis à jour le

Réponse courte
On peut peindre un toit en tuiles de terre cuite ou de béton, en tôle d’acier ou en fibrociment sans amiante, avec une peinture adaptée au support. La couverture doit être démoussée, saine et sèche. Un fibrociment ancien exige d’abord un repérage amiante. Changer la teinte peut demander une déclaration en mairie.
On peint un toit pour son aspect, pour protéger le matériau ou pour limiter la chaleur. L’aspect, d’abord : une tuile en béton délavée ou une tôle ternie reprennent une teinte uniforme. La protection, ensuite : sur une tôle d’acier, la peinture freine la rouille si elle est appliquée sur un métal préparé. La chaleur, enfin : une teinte claire réfléchit une part du rayonnement du soleil. Ces peintures dites réfléchissantes sont surtout employées sur les toits plats et terrasses et les bâtiments d’activité.
La peinture ne rend pas un toit étanche. Sur une couverture en pente, ce sont les recouvrements des tuiles, les noues et les solins qui guident l’eau. Une tuile fendue reste fendue sous la peinture.
La tuile en béton et la tuile en terre cuite se peignent avec une peinture conçue pour la toiture, qui laisse respirer le matériau. La tôle d’acier demande un traitement de la rouille et un primaire d’accrochage, c’est-à-dire une première couche qui fait tenir la suivante. Le fibrociment récent, sans amiante, se peint aussi. L’ardoise naturelle se peint rarement : elle vieillit bien et la peinture tient mal sur sa surface lisse. Le zinc a ses propres règles, fixées par le fabricant ; notre page sur le toit en zinc et sa patine en parle.
Le fabricant de la peinture indique les supports admis, la préparation et les conditions d’application. Le professionnel s’y tient. Nous ne citons aucun produit.
C’est le point que les pages commerciales évoquent le moins. Des plaques ondulées et des ardoises en fibres-ciment posées avant l’interdiction de l’amiante peuvent en contenir. Les préparer à la brosse ou les gratter libère des fibres. Avant tout travail, un repérage par un opérateur certifié est obligatoire : la DREETS rappelle que tous les donneurs d’ordre, professionnels ou particuliers, doivent faire rechercher l’amiante avant des travaux.
Si le matériau contient de l’amiante, peindre pour fixer les fibres s’appelle de l’encapsulage. L’INRS range l’encapsulage et le retrait parmi les activités de sous-section 3, réservées à des entreprises certifiées. Service-public.fr propose un outil pour trouver une entreprise certifiée pour le retrait et le confinement de l’amiante. Notre page sur la toiture en amiante-ciment détaille la démarche.
Une peinture posée sur une mousse ou une poussière se décolle. La couverture est donc d’abord démoussée et nettoyée, puis laissée sécher. Le couvreur remplace les tuiles cassées et reprend les scellements. Sur une tôle, il traite les points de rouille. Il applique ensuite les couches prévues par la notice, par temps sec et sans gel, en protégeant gouttières, façades et menuiseries des projections.
Tout se fait sur la couverture. L’INRS rappelle que les chutes de hauteur sont la deuxième cause d’accidents mortels liés au travail après le risque routier. Une tuile mouillée de peinture glisse, une plaque de fibrociment peut céder sous le pied : le chantier se fait avec échafaudage, nacelle ou harnais relié à une ligne de vie.
Repeindre à l’identique ne change rien à l’aspect. Changer de teinte, si. La fiche de service-public.fr sur la déclaration préalable range la toiture parmi les travaux de modification de l’aspect extérieur qui peuvent y être soumis. Le plan local d’urbanisme fixe parfois les couleurs admises, et un secteur protégé ajoute ses propres règles. Posez la question à la mairie avant de choisir la teinte, et gardez une trace écrite de la réponse.
Identification du matériau et repérage amiante par un opérateur certifié si le support est un fibrociment ou une ardoise artificielle ancienne.
Vérification en mairie si la teinte change l’aspect extérieur du toit.
Mise en place des protections contre la chute et des bâches de protection.
Démoussage, nettoyage et séchage de la couverture.
Remplacement des tuiles cassées, traitement de la rouille sur la tôle, primaire si la notice le prévoit.
Application des couches de peinture par temps sec, selon la notice du fabricant.
Quand passer la main
Confiez la peinture d’un toit à un couvreur ou à une entreprise de peinture de toiture équipée contre la chute. Pour un fibrociment ou des ardoises artificielles anciennes, un diagnostiqueur certifié réalise d’abord le repérage amiante. La mairie répond pour tout changement de teinte.
Nous avons lu le 12/10/2026 la fiche de service-public.fr sur la déclaration préalable, la page de la DREETS sur le repérage avant travaux de l’amiante, la fiche amiante de l’INRS et la fiche chutes de hauteur de l’INRS, toutes lues le 12/10/2026.
EntretienEntretien
Un hydrofuge de toiture s’applique sur un matériau poreux, tuile en terre cuite ou en béton par exemple, propre, sec et sans…
EntretienEntretien
Le démoussage d’une toiture consiste à retirer mousses et lichens, à traiter le support avec un produit autorisé, puis à nettoyer gouttières…
DésordresRègle
Une toiture posée avant l’interdiction générale de l’amiante en 1997 peut en contenir : plaques ondulées, ardoises en fibres-ciment, conduits, accessoires de…