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Fouine dans les combles : reconnaître sa présence sous la toiture

Une fouine dans les combles se signale par des courses nocturnes, des crottes regroupées et un isolant arraché. Elle entre presque toujours par un défaut de la couverture : c’est là que se joue la solution durable.

Rédigé par Gaspard Lhermite · relu par Clémence Aubriot · mis à jour le

Combles perdus avec laine minérale arrachée et tassée près d’un chevron, lumière d’une lampe torche

Réponse courte

Une fouine dans les combles se reconnaît à des courses et grattements la nuit, à des crottes torsadées regroupées au même endroit, à une odeur forte et à un isolant arraché. Elle passe par une tuile déplacée, un closoir manquant ou un débord de toit ouvert. Faites fermer ces accès par un couvreur, une fois l’animal sorti.

Les signes d’une fouine dans les combles

La fouine est un petit carnivore de la famille des mustélidés, actif surtout la nuit. Le premier signe est le bruit : des courses rapides, des chocs sourds, des grattements au-dessus du plafond, souvent au crépuscule et avant l’aube. Le poids d’un animal de cette taille s’entend nettement, plus qu’une souris.

Le deuxième signe est la crotte. Celle de la fouine est allongée, souvent torsadée, et regroupée au même endroit, en « crottoir ». On y voit parfois des poils, des plumes ou des noyaux de fruits. Viennent ensuite l’odeur, forte et musquée, des restes de proies, et un isolant arraché, tassé en nid ou éparpillé. La laine minérale déplacée ne joue plus son rôle : la pièce en dessous devient plus froide l’hiver.

D’autres animaux fréquentent les combles : loirs et lérots, rats, oiseaux. Les bruits du loir sont plus légers, ses crottes plus petites. En cas de doute, un professionnel de la faune identifie l’espèce à partir des traces, sans capture.

Par où elle passe : la toiture en première ligne

La fouine grimpe très bien. Un arbre proche, une treille, une descente d’eau pluviale ou un mur en pierre lui suffisent pour atteindre l’égout du toit. Elle se glisse ensuite par un passage étroit. Sur une couverture, les points faibles sont connus des couvreurs :

  • une tuile déplacée ou cassée, surtout en bas de pan ;
  • un closoir absent ou abîmé, la pièce qui ferme l’espace sous les faîtières ou à l’égout ;
  • une rive mal fermée sur le pignon ;
  • un débord de toit sans sous-face, ou un soffite décroché ou percé ;
  • une chatière de ventilation sans grille, un raccord de cheminée ouvert.

Chercher ces défauts demande de monter sur la couverture. L’INRS rappelle que les chutes depuis les toitures et les échelles font partie des situations à risque, et que les chutes de hauteur sont la deuxième cause d’accidents mortels liés au travail après le risque routier. Le repérage extérieur se fait depuis le sol, aux jumelles ; le couvreur s’occupe du reste.

Ce que la fouine abîme

Les dégâts les plus courants touchent l’isolation : laine tassée, percée de galeries, souillée d’urine. Le pare-vapeur et l’écran sous toiture peuvent être déchirés. Les gaines et câbles électriques sont parfois mordillés, ce qui mérite l’avis d’un électricien. Les restes de proies et les crottes salissent les combles et attirent d’autres nuisibles.

Statut de la fouine : ce que dit le texte national

La fouine fait partie des espèces qu’un arrêté ministériel peut classer, département par département, parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, avec les périodes et les modalités de leur destruction. Ce classement est revu tous les trois ans : l’arrêté du 3 août 2023 a laissé place à un nouvel arrêté publié en août 2026 pour la période 2026-2029. La règle varie selon les départements et les communes. Nous ne décrivons aucun moyen de capture ni de destruction : pour connaître la règle applicable chez vous, renseignez-vous en mairie et consultez la version en vigueur sur Légifrance.

La solution durable : fermer, au bon moment

Faire partir la fouine ne sert à rien si l’accès reste ouvert : une autre prendra la place. La démarche raisonnable consiste à identifier l’animal, à repérer le passage, à attendre sa sortie nocturne, puis à faire fermer l’accès. Au printemps, une femelle peut élever des petits dans les combles : fermer à ce moment enfermerait les jeunes. Un professionnel de la faune ou une association naturaliste conseille sur la période. Le couvreur remet ensuite les tuiles en place, pose des closoirs, ferme les rives et grillage les ventilations sans les boucher.

À surveiller depuis le sol

  • Une tuile décalée ou un trou visible aux jumelles en bas de pan ou au faîtage.
  • Des branches qui touchent la gouttière ou la couverture.
  • Des traces de griffes ou de passage le long d’une descente d’eau.
  • Depuis les combles, de la lumière du jour qui filtre entre les tuiles.

Signes et causes

Les signes

  • Courses, chocs et grattements au-dessus du plafond, la nuit.
  • Crottes allongées et torsadées regroupées au même endroit.
  • Odeur forte et musquée dans les combles ou à l’étage.
  • Isolant arraché, tassé en nid ou éparpillé.
  • Restes de proies, plumes ou coquilles d’œufs dans les combles.

Les causes

  • Tuile déplacée ou cassée qui ouvre un passage sous la couverture.
  • Closoirs absents ou abîmés au faîtage ou à l’égout.
  • Débord de toit ou soffite ouvert, chatière sans grille.
  • Arbre, treille ou descente d’eau qui donne accès au toit.
  • Combles calmes, chauds et peu visités, recherchés comme abri.

Les mots du couvreur

Closoir
Pièce qui ferme l’espace entre les tuiles et la faîtière, ou en bas du toit, contre les oiseaux et les petits animaux.
Égout
Bas du pan de toit, là où l’eau quitte la couverture vers la gouttière.
Sablière
Pièce de bois horizontale posée sur le mur, qui reçoit le pied des chevrons.
Chatière
Petite tuile ou ouverture de ventilation de la couverture.

Quand passer la main

Un professionnel de la faune ou une association naturaliste identifie l’animal et conseille sur la période de sortie. Le couvreur ferme ensuite les accès par la toiture, en conservant la ventilation. La mairie renseigne sur le statut de l’espèce dans votre commune, et un électricien vérifie les câbles mordillés.

Questions fréquentes

Comment savoir si on a une fouine dans les combles ?
Courses et grattements la nuit, crottes torsadées regroupées, odeur musquée et isolant arraché sont les signes les plus nets. Un professionnel de la faune confirme l’espèce à partir des traces.
Qu’est-ce qui attire les fouines dans une maison ?
Un abri calme, sec et chaud, accessible par un défaut de la toiture. La présence de proies et un arbre proche de la gouttière facilitent son installation.
Comment faire partir une fouine de ses combles ?
La solution durable est de faire fermer les accès par un couvreur, après la sortie nocturne de l’animal et hors période de mise bas. La mairie renseigne sur le statut de l’espèce dans votre commune.

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