Éléments du toitÉlément du toit
L’arêtier
L’arêtier est l’arête saillante et inclinée où deux versants se rencontrent, de l’extrémité du faîtage jusqu’à l’angle bas du toit. En charpente,…
Éléments du toitÉlément du toit
La noue de toiture est la ligne en creux où deux versants se rencontrent, par exemple au raccord d’une aile de maison ou d’une lucarne. Elle reçoit l’eau des deux pans à la fois, ce qui en fait un endroit sensible de la couverture.
Rédigé par Gaspard Lhermite · relu par Clémence Aubriot · mis à jour le

Réponse courte
La noue est l’angle rentrant formé par la rencontre de deux versants de toit. Elle collecte l’eau des deux pans et la conduit vers la gouttière. Elle peut être ouverte, avec une bande de zinc, de plomb ou de cuivre visible, ou fermée par des tuiles ou ardoises taillées. Le couvreur ou le zingueur la réalise.
Dès qu’un toit n’est plus un simple rectangle à deux pans, des lignes de rencontre apparaissent. Quand deux versants se rejoignent en formant une arête saillante, on parle d’arêtier. Quand ils se rejoignent en creux, on parle de noue. On en trouve au raccord d’une aile de maison en L, d’un pignon secondaire, d’une lucarne ou d’un chien-assis.
Toute l’eau qui tombe sur les deux pans voisins converge vers cette ligne. La noue reçoit donc un débit bien plus fort que la couverture courante. L’Agence Qualité Construction cite les noues parmi les points singuliers où se produisent la plupart des infiltrations des couvertures en petits éléments, avec les faîtages, les arêtiers, les solins, les rives et l’égout.
Il existe deux grandes familles, et le choix dépend du matériau de couverture, de la pente, du climat et du DTU applicable.
La noue ouverte, ou noue métallique, laisse voir une bande de métal façonnée en creux, en V ou en W, posée sur un support en planches. Le zinc est le plus courant ; on rencontre aussi le plomb et le cuivre. Les tuiles ou les ardoises des deux versants s’arrêtent de part et d’autre et recouvrent les bords de la feuille. Cette noue évacue bien l’eau et se contrôle facilement à l’œil.
La noue fermée ne montre pas de métal. Les éléments de couverture des deux pans se rejoignent sur la ligne de noue : ardoises taillées, tuiles de noue spécifiques, ou bardeaux croisés sur les toits en bardeaux. Elle est plus discrète mais demande une taille très précise. Sur les couvertures en bardeaux, on parle aussi de noue tissée, où les bardeaux des deux pans s’entrecroisent.
La fiche pathologie de l’AQC sur les couvertures en tuile identifie plusieurs causes liées aux noues. Côté conception :
Côté exécution :
La même fiche donne la règle de l’art pour ce dernier point : en rive de noue, les tuiles doivent être tranchées en biais, parallèlement à l’axe de la noue, de façon que le recouvrement sur le métal soit au moins de 80 mm, mesuré perpendiculairement à l’axe. Un recouvrement plus court laisse passer l’eau quand la noue est en charge ou quand le vent la pousse sur le côté.
L’entretien joue aussi. La fiche d’entretien des couvertures de l’AQC cite un exemple parlant : les épines de pin accumulées dans les noues peuvent former des barrages qui détournent l’eau et la font passer en grande quantité sous la couverture. Feuilles, mousses et nids produisent le même effet. Un démoussage de toiture complet inclut le dégagement des noues.
La noue est un angle rentrant entre deux versants. L’arêtier d’une croupe est l’angle saillant, celui qui dessine une arête vers le ciel ; il rejette l’eau de part et d’autre au lieu de la recueillir. Le chéneau est un canal qui recueille l’eau en bas de versant ou entre deux toits, et qu’on dimensionne comme une gouttière. Le solin contre un mur traite la rencontre entre un versant et une paroi verticale. Une noue aboutit souvent dans une gouttière ou un chéneau, et peut longer un solin près d’une lucarne : ces ouvrages se suivent sans se remplacer.
Nous décrivons le travail du professionnel pour que vous sachiez ce qu’il va faire, pas pour le reproduire. Une noue se situe au milieu du toit, loin des points d’appui : le risque de chute est réel, et l’INRS cite la charpente et la rupture d’un élément fragile parmi les situations de chute de hauteur.
Le couvreur dépose les tuiles ou ardoises de rive de noue sur toute la longueur, contrôle le support en planches, remplace la feuille métallique, façonnée et assemblée par le zingueur, puis repose les éléments de couverture en les taillant avec le recouvrement prévu. Il vérifie le raccord en bas, là où la noue se déverse dans la gouttière, et en haut, sous le faîtage. Une noue dont seul le métal est percé peut parfois se reprendre localement ; le diagnostic lui revient.
Quand passer la main
Pour une noue qui fuit ou se bouche souvent, adressez-vous à un couvreur, qui fera appel à un zingueur pour la feuille métallique si besoin. Le nettoyage d’une noue se fait aussi en hauteur, sur le toit : il revient à un professionnel équipé contre les chutes. Si l’eau a atteint le plafond ou l’isolant, prévenez votre assureur avec photos à l’appui.
Nous avons lu la fiche pathologie de l’AQC « Infiltrations sur couvertures en tuile » (AQC, fiche C.06), lue le 12/10/2026, pour les causes de fuite et le recouvrement en rive de noue ; la fiche d’entretien « Les couvertures » (AQC, fiche G.09), lue le 12/10/2026, pour les débris dans les noues ; et la page de l’INRS sur les chutes de hauteur (INRS), lue le 12/10/2026.
Éléments du toitÉlément du toit
L’arêtier est l’arête saillante et inclinée où deux versants se rencontrent, de l’extrémité du faîtage jusqu’à l’angle bas du toit. En charpente,…
Éléments du toitÉlément du toit
Un solin est l’ouvrage qui rend étanche la ligne où la couverture rencontre un mur, une souche de cheminée ou un acrotère.…
EntretienEntretien
Le démoussage d’une toiture consiste à retirer mousses et lichens, à traiter le support avec un produit autorisé, puis à nettoyer gouttières…