Règles et métierRègle
Salaire du charpentier
Un charpentier salarié est payé selon la grille de la convention collective du bâtiment : niveau, position et coefficient, avec des barèmes…
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Le salaire d’un couvreur dépend de sa qualification, de sa région et de son statut : salarié payé selon une grille conventionnelle ou artisan qui vit du bénéfice de son entreprise. Voici comment se construit cette paie, où lire le chiffre officiel et ce que le métier demande.
Rédigé par Clémence Aubriot · mis à jour le

Réponse courte
Le salaire d’un couvreur salarié suit la grille de la convention collective du bâtiment : niveau, position et coefficient, avec des barèmes négociés à l’échelon local. Il varie donc selon la région, la qualification et l’entreprise. Pour un débutant, l’Onisep indique à partir de 1 868 euros brut par mois. Le CAP est le niveau minimum d’accès.
Le couvreur construit et répare les toits. Selon la fiche de l’Onisep, il met en place les échafaudages et les dispositifs de sécurité, fixe les liteaux sur la charpente, puis pose les matériaux : ardoises, tuiles, zinc, tôle, cuivre, plomb. Il assure aussi l’entretien et les réparations après une tempête ou une infiltration. Le métier se décline en spécialités : couvreur-zingueur, couvreur-ardoisier, couvreur-tuilier, couvreur-lauzier, couvreur photovoltaïque. Le calcul du pureau des tuiles et ardoises, la partie visible de chaque élément, fait partie de son savoir de base.
Un couvreur salarié d’une entreprise du bâtiment relève d’une convention collective. Pour les entreprises de plus de dix salariés, c’est la convention collective nationale des ouvriers du bâtiment (IDCC 1597) ; les plus petites entreprises ont leur propre convention. Le salarié y est classé par niveau, position et coefficient selon son diplôme, son autonomie et son expérience.
Le texte lu sur Légifrance précise un point que les sites de salaires passent sous silence : les barèmes de salaires minimaux sont fixés par négociation à l’échelon local. Chaque barème combine une partie fixe, identique pour tous les niveaux, et une valeur de point multipliée par le coefficient hiérarchique. Le salaire minimal d’un même coefficient change donc d’une région à l’autre. Pour connaître le chiffre exact, il faut lire l’accord de salaires de la région où travaille le couvreur.
À ce minimum s’ajoutent, selon l’entreprise, les heures supplémentaires, les primes et les indemnités prévues par les textes. Un salaire affiché dans une annonce ne se compare qu’à qualification et région égales.
Sur sa fiche couvreur, couvreuse, l’Onisep indique un salaire de débutant à partir de 1 868 euros brut par mois, variable en fonction du lieu d’exercice et du statut. Ce chiffre vaut pour un début de carrière : la région, le coefficient et les heures supplémentaires font bouger la fiche de paie, et le montant suit les revalorisations. Certains sites de salaires mélangent salariés, chefs d’équipe et artisans : la paie d’un ouvrier qualifié et le revenu d’un chef d’entreprise ne se comparent pas.
Le niveau minimum d’accès est le CAP. L’Onisep décrit le parcours : 2 ans pour préparer un CAP couvreur, éventuellement complété par le CS zingueur en 1 an, ou, après 2 ans d’expérience professionnelle au minimum, par le BP couvreur. Le bac professionnel interventions sur le patrimoine bâti, option couverture, se prépare en 3 ans. L’apprentissage, en alternance entre l’entreprise et le centre de formation, est une voie courante dans le métier.
La qualification pèse sur le classement dans la grille, donc sur le salaire. Un BP ou une spécialité recherchée, comme l’étanchéité ou les panneaux solaires, ouvre des postes mieux classés.
Selon l’Onisep, 80 % des couvreurs sont employés par des entreprises artisanales de couverture, de charpente ou de plomberie. Avec l’expérience, le couvreur peut devenir chef d’équipe, puis chef de chantier. Il peut aussi s’installer à son compte : son revenu dépend alors de l’activité de son entreprise. L’Onisep note que la double compétence couverture et plomberie est appréciée, et que la rénovation énergétique et les panneaux solaires créent de nouveaux besoins.
Le couvreur travaille dehors, par tous les temps, souvent à genoux, à des hauteurs importantes. L’Onisep compare son harnachement à celui d’un alpiniste. L’INRS rappelle que les chutes de hauteur sont la deuxième cause d’accidents mortels liés au travail après le risque routier, et qu’environ 18 % des accidents du travail avec arrêt surviennent dans le BTP. Échafaudages avec garde-corps, lignes de vie, harnais et formation à la sécurité font partie du quotidien. Notre page sur la pente d’une toiture montre aussi pourquoi chaque toit se travaille différemment.
Préparer un CAP couvreur, souvent en apprentissage dans une entreprise de couverture.
Compléter selon le projet par un CS zingueur, un BP couvreur ou un bac professionnel option couverture.
Être classé dans la grille de la convention collective selon diplôme, autonomie et expérience.
Vérifier le barème de salaires de sa région et son coefficient sur la fiche de paie.
Évoluer vers chef d’équipe ou chef de chantier, ou créer son entreprise après quelques années.
Quand passer la main
Pour un projet d’orientation, adressez-vous à un conseiller d’orientation, au centre d’information et d’orientation ou à un centre de formation d’apprentis du bâtiment. Pour une question de salaire ou de classement, les représentants du personnel, l’inspection du travail ou un juriste en droit du travail vous renseignent.
Nous avons lu le 12/10/2026 la fiche couvreur, couvreuse de l’Onisep, le texte de la convention collective des ouvriers du bâtiment sur les barèmes sur Légifrance et la fiche chutes de hauteur de l’INRS, toutes lues le 12/10/2026.
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