MatériauxMatériau
Toit plat
Un toit plat, ou toiture-terrasse, est une toiture quasi horizontale protégée par une étanchéité continue. Il repose sur une dalle en béton,…
Éléments du toitÉlément du toit
L’acrotère est le muret qui prolonge la façade au-dessus d’une toiture-terrasse. Sur sa face intérieure, l’étanchéité du toit remonte et s’arrête : c’est là que naissent beaucoup de fuites des toits plats.
Rédigé par Gaspard Lhermite · relu par Clémence Aubriot · mis à jour le

Réponse courte
Un acrotère est un muret qui prolonge le mur de façade au-dessus d’une toiture-terrasse. L’étanchéité du toit remonte sur sa face intérieure : c’est le relevé. Une couvertine protège son sommet. Béton, blocs ou bois, il est contrôlé par un étancheur ou un couvreur, car ses relevés sont le premier point faible des toits plats.
Le mot vient de l’architecture antique. Sur les temples grecs et romains, les acrotères étaient les socles posés au sommet et aux extrémités d’un fronton, qui portaient statues ou vases. Par extension, le mot a désigné les ornements eux-mêmes.
Dans la construction actuelle, on parle de mur acrotère, ou simplement d’acrotère, pour le muret situé en bordure d’une toiture-terrasse. Il prolonge le mur de façade au-dessus du niveau du toit. Sa fonction première tient à l’étanchéité : il offre une paroi verticale sur laquelle la membrane du toit peut remonter. Ailleurs dans la francophonie, on parle plutôt de parapet.
Une toiture plate ou terrasse n’évacue pas l’eau par la pente comme un toit en tuiles. Elle la retient le temps qu’elle rejoigne les évacuations. L’acrotère joue ici plusieurs rôles :
Il participe aussi à la protection contre les chutes, mais un acrotère n’est pas un garde-corps par principe. Sa hauteur dépend du projet. Seul le concepteur ou le professionnel qui l’a réalisé peut dire s’il remplit ce rôle.
La plupart des acrotères sont en béton armé coulé en place, ou en blocs et briques à bancher remplis de béton. Les règles professionnelles distinguent les acrotères bas et les acrotères hauts selon leur hauteur au-dessus de la protection de l’étanchéité, parce qu’ils ne se construisent pas de la même façon. Sur les maisons à ossature bois, on trouve des acrotères en bois.
Le sommet du muret reçoit une couvertine, aussi appelée chaperon ou coiffe : un profil métallique ou un élément maçonné qui empêche l’eau de pénétrer par le dessus. La tête du relevé, elle, doit être protégée. La fiche de l’AQC sur les relevés de toitures-terrasses cite plusieurs dispositifs : engravure, becquets collés ou vissés, solins métalliques. Une bande de solin métallique en tête de relevé en est l’exemple le plus courant.
L’Agence Qualité Construction est nette : la plupart des sinistres touchant l’étanchéité des toitures-terrasses viennent des points singuliers, et notamment des relevés. Sa fiche décrit trois familles de désordres.
Les décollements et glissements viennent d’un support humide, d’un défaut d’imprégnation, d’un support trop lisse, d’un défaut de soudure, de contraintes de cisaillement quand une forte charge (terre d’une terrasse-jardin) pèse sur le relevé, ou de l’absence de protection en tête.
Les déchirures viennent d’une fissure du support, de la poussée d’une protection dure sans joint en périphérie, ou d’effets thermiques entre la partie courante isolée et les acrotères non isolés, qui forment des plis en biais.
Les débordements surviennent quand le relevé est trop bas par rapport au niveau de la protection. Sur les terrasses-jardins, c’est souvent la terre, maintenue trop haut, qui dépasse la tête du relevé. Le sujet concerne aussi une toiture végétalisée bien conçue, dont les relevés doivent rester au-dessus du substrat.
La même fiche ajoute un point récent : l’isolation des acrotères a été renforcée par les réglementations thermiques. Lors d’une isolation de façade par l’extérieur, l’isolant se place en général en arrière du relevé d’étanchéité, ce qui demande une coordination entre façadier et étancheur.
La fiche d’entretien des toitures-terrasses de l’AQC rappelle qu’une terrasse dite inaccessible n’est conçue que pour une circulation réduite à son entretien, de l’ordre d’une à deux fois par an. Les visites se font en respectant les règles de sécurité : la rive d’une terrasse fait partie des situations de chute de hauteur citées par l’INRS.
Côté professionnel, l’étancheur ou l’entreprise de maintenance inspecte les acrotères et les couvertines, contrôle les fixations, remplace les joints mastics détériorés des bandes solins, des couvertines et des joints d’acrotères, et vérifie les soudures en pied de relevé.
Quand passer la main
Pour un relevé décollé ou une couvertine abîmée, faites appel à un étancheur ou à un couvreur qui travaille sur les toitures-terrasses : l’AQC parle d’intervention urgente quand un relevé se décolle, car l’eau aggrave le décollement. Une fissure du muret relève d’un maçon. Pour une terrasse en copropriété, le signalement passe par le syndic ; en cas de dégât des eaux, prévenez votre assureur.
Nous avons lu la fiche pathologie de l’AQC « Toitures-terrasses, le point faible : les relevés » (AQC, fiche C.11), lue le 12/10/2026, pour les familles de désordres et la protection en tête ; la fiche d’entretien « Les toitures-terrasses » (AQC, fiche G.03), lue le 12/10/2026, pour les rôles de l’usager et du professionnel ; et la page de l’INRS sur les chutes de hauteur (INRS, exemples d’exposition), lue le 12/10/2026.
MatériauxMatériau
Un toit plat, ou toiture-terrasse, est une toiture quasi horizontale protégée par une étanchéité continue. Il repose sur une dalle en béton,…
Éléments du toitÉlément du toit
Un solin est l’ouvrage qui rend étanche la ligne où la couverture rencontre un mur, une souche de cheminée ou un acrotère.…
MatériauxMatériau
Une toiture végétalisée est une couverture plantée posée sur l’étanchéité d’un toit plat ou faiblement incliné. Selon l’épaisseur du substrat, elle est…